La France et l’alccol

Il s’agit ici de l’étude intitulée:

“Fatigue,  alcohol, and serious road crashes in France: factorial study of national data” réalisées par  Auteurs: P Philip, consultant,a F Vervialle, statisticien,b P Le Breton, statisticien,b J Taillard, assistant, à la recherche eta J A Horne, professeurc

Clinique du Sommeil, Centre Hospitalier Universitaire, Bordeaux 33076, France, bService d’Études Techniques des Routes et Autoroutes, Bagneux, France, cSleep Research Laboratory, Loughborough University, Loughborough LE11 3TU

Introduction

Afin de ne pas fatiguer le lecteur avec une double lecture, nous ne donnerons ici qu’un bref extrait du texte original. Le lecteur s’en remettra aux machines de recherche pour avoir l’article complet. (Notons qu’il gagne a compléter cette étude avec les chiffres mondiaux relatifs a la fatigue et a l’alcool qui confirment que la baisse moyenne de l’alcoolémie – cad la diminution de conducteurs contrôlés positifs – ne fait malheureusement pas baisser les chiffres globaux (mortalité invariable ) – voir nuit et alcool sur notre sommaire)

France has a high rate of road traffic crashes.Although driver fatigue may be an important factor,it has not been investigated in France, and no comparisons have been made with alcohol related crashes.We investigated the role of fatigue in serious road crashes using the French national database.

La France possède un taux élevé d’accidents de la route. Bien que la fatigue du conducteur puisse être un facteur important, il n’a pas été étudié en France (a ce jour NDLR) et aucune comparaison ne fut faite avec les accidents liés à l’alcool. Nous avons étudié le rôle de la fatigue en utilisant la banque de données nationale française.

Article.

We obtained data from the French Ministry of Transport on all road crashes during 1994-8 (640 670) in which at least one person was severely injured (confirmed by paramedics) or died. Crashes were attended by police officers, who completed a standard ministry questionnaire that covered time of incident, location, road and weather conditions, vehicles involved, mechanical defects, health of driver, and alcohol consumption as well as giving summaries of interviews and probable causes.

Les données furent obtenues du Ministère Français des Transport sur tous les accidents couvrant la période 1994-1998, soit 640 670 parmi ceux où au moins une personne fut sévèrement blessée (confirmé par données médicales) ou mourut. (ce, qui, soit dit en passant, porte à – 640 670 divisé par 4 = – 160.000 accidents graves à mortels par an . Nous sommes loin des 7500 morts annuels, si ces chiffres sont exacts. NDLR). Les accidents furent notés par les officiers de police qui complétèrent un questionnaire standard du ministère qui reprenait l’heure de l’accident, le lieu, la route et les conditions climatiques les véhicules impliqués, les défauts mécaniques, la santé de l’usager, la consommation d’alcool et d’autres données obtenues par interrogation.

As crashes related to fatigue can be difficult to identify, we applied the strict criteria of Horne and Reyner to eliminate many of the confounding factors.We assessed only single vehicle crashes that occurred during good weather and road conditions on roads unrestricted by junctions. This excluded most urban road crashes (comprising most crashes), crashes involving pedestrians, and those in which the driver reported taking medication or was suspected to have used illicit drugs. This left 67 671 crashes for analysis.

Comme les accidents dus à la fatigues sont difficiles a identifier, nous avons appliqué le critère de Horne et Reyner pour éliminer les facteurs associés. Nous avons repris uniquement les accidents qui eurent lieu durant des conditions climatiques et routières favorables sur les routes non réduites par des croisements. Ceci exclue bon nombre d’accidents urbains, soit la majorité des accidents, les accidents avec les piétons, ainsi que ceux où le conducteur était suspecté d’avoir usé de médicaments ou de drogues illégales. Il nous resta 67.651 accidents dignes d’analyse.

/* Fin de citation du texte anglais  – Suite de la traduction littérale */

Nous identifièrent 4 catégories d’accidents.:

Alcool – Concentration d’alcool > 100 mg ethanom par litre de sang – selon alcooltest.ou analyse du sang.

Fatigue— Le conducteur aurait pu éviter l’accident mais on ne trouve trace ni de braquage, ni de réaction avec une concentration sanguine <100 mg/l.

Alcool ET Fatigue.- Idem, mais avec un taux d’alcoolémie >100 mg/l.

Ni Alcool, Ni Fatigue— Pas de fatigue; BAC <100 mg/l.

Environ 10% (6770) des accidents sont relatifs à la fatigue et 23% (15 670) à l’alcool. Ces cas furent subdivisés en trois périodes: Jour (07H00-19H59), Soirée (20H00-23H59), et petit matin (00H00-06H59). Les accidents où l’alcool apparaît semblent plus souvent mortels en soirée et au petit matin. Comparés avec les accidents de jour. Le t est du XHI2 donne: (Wald’s χ2=4.88, P=0.02 for evening, χ2=18.04, P< 0.01 for early morning), (soit p=1/50 en soirée et p= 1/100 durant la nuit NDLR) alors que les accidents dus à la fatigue semblent plus mortels durant le jour que le petit matin (χ2= 5.37, P=0.02).  (P=1/50 NDLR).

Pour l’ensemble des 24 heures, et comparé avec tous les accidents sans détection d’alcool, le risque relatif des accidents mortels liés à la fatigue fut de 1.65 (95% confidence interval 1.49 to 1.82, χ2 =97.09, P=0.001). Le risque de blessures graves fut de 1.5 (1.4 to 1.6, χ2= 226.15, P=0.001). (P=1/1000 pour ces deux cas NDLR)

Pour les accidents avec détection d’alcool, le risque relatif fut de 4.2 (3.9 to 4.4, χ2= 2517, P=0.001) pour les cas mortels et 1.9 (1.8 to 2.0, χ2=1057, P=0.001) pour les blessures graves.Pour la combinaison alcool ET fatigue, le risque de mortalité fut de 6.8 (5.7 to 8.0, χ2 =678, P=0.001) et celui de blessures graves 2.6 (2.2 to 3.0, χ2 =141, P=0.001). (P=1/1000 pour tous ces cas NDLR)

Nous avons alors réalisé une série d’analyses variées sur les accidents de jour avec la mort comme variable dépendante et la fatigue, l’handicap physique, la distraction (conducteur alerté mais l’esprit ailleurs – driver alert but attending elsewhere), et le  weekend (versus weekday) comme variables indépendantes. Pour les accidents sans alcool résultant en mort, le facteur significatif fut la fatigue (odds ratio=1.57, 95% confidence interval 1.42 to 1.74, P<0.001), la distraction (0.70, 0.61 to 0.82, P<0.001), et les weekends (1.14, 1.05 to 1.23, P<0.001). Pour les accidents avec alcool ayant entraîné la mort, seule la fatigue fut significative (1.41, 1.15 to 1.73, P<0.001).

Nous avons trouvé que la fatigue, spécialement lorsqu’elle est liée à l’alcool, présente un risque particulièrement grand d’accidents résultant en morts ou blessures graves. cela fut largement non reconnu en France et ailleurs. Il existe aussi une forte relation entre heures du jour et cause de l’accident, avec beaucoup d’accidents avec alcool survenant la nuit.Cependant il semble que la police attribue ces accidents au seul alcool, même lorsque la fatigue est présente.

La Nuit, l’Alcool, la Fatigue
Causes réelles pour les Jeunes