La Nuit, l’Alcool, la Fatigue

La nuit, la fatigue – 22 % des accidents dus a la fatigue causent 48% de fatalité.(mortalité)  (1). ainsi que la moindre lisibilité de la route, provoquent plus d’accidents graves. L’accident grave, dans ces cas, est du au fait que l’usager n’a pas le temps de ralentir, d’éviter, de se raidi:r il est surpris, soit dans sa somnolence, soit dans une perception inexacte de la présence d’obstacle, d’usagers, d’un virage ou d’un  cul-de-sac. Et, la nuit, l’intervention est lente. Il faut constater l’accident et envoyer des secours.

Il ne semble pas que l’on puisse lier la gravité des accidents de nuit à l’alcoolisme d’une manière directe et linéaire: Une diminution du pourcentage global des usagers sous influence, la nuit, ne correspond pas à une diminution de la fatalité. Là où on dénombre 1000 morts sous influence et 1000 morts à jeun, la réduction à 800 morts sous influence entraîne l’élévation à 1200 morts à jeun, comme le montre le graphique qui suit et, plus encore, le graphique général (figure 2).

Ce graphe classe le nombre de morts Jour/Nuit en fonction du taux d’alcoolémie: léger 0,01 et élevé 0,1+. On y constate que plus le nombre de tués alcoolisés diminue, plus le nombre de morts à jeun augmente (ligne croissante blanche) (compensation). La fatalité globale ne change hélas pas.

alcool
Selon Document NHTSA 2000 Chiffres 1988-1999. Voir lien: http://www-nrd.nhtsa.dot.gov/pdf/nrd-30/NCSA/TSFAnn/TSF1999.pdf
Les chiffres US donnent 25 positifs/75 à jeun (données françaises non fiables)
Est-ce à dire que quand Bob conduit, c’est Bob qui trinque? En fait, il faut être plus nuancé. Il existe en effet deux types de conducteurs qui s’adonnent à la boisson. Les ‘buveurs’ réguliers qui ont intégrés l’alcool dans leur comportent et présentent peu de danger et les buveurs occasionnels, typiquement le père de famille qui marie sa fille ou le jeune qui sort le soir. .

Ce que nous voyons sur ce graphe, c’est que douze années consécutives de répression très forte de l’alcoolisme au volant ont certes diminué globalement le nombre d’accidentés où un conducteur présente un taux d’alcoolémie supérieur a 0, mais, hélas, ces usagers ont été remplacés par des usagers sobres. Faut-il en conclure que s’il y a 40 pour-cents de morts alcoolisés la nuit, c’est parce que 40 pour-cents des noctambules sont alcoolisés et, donc, que le degré d’alcoolémie trahit un problème de société, le fait que les noctambules soient souvent des buveurs, plus qu’une cause réelle?

De l’aveu même des agents sur le terrain, un individu ‘imbibé’ a toujours, sauf cas extrême, conscience de son état et adapte donc son comportement en conséquence. Notons que les contrôles de nuit, supprimés dans beaucoup de pays ou réduits aux interventions en zone urbaine, près des feux rouges, paraissent dangereux sur la route. Ils poussent l’usager a modifier son trajet, a abandonner sa route connue pour essayer d’échapper via des routes alternatives; la prise en chasse, à ce moment, a souvent des conséquences dramatiques.

Ce qui est dommage, c’est la négation du phénomène. La France avance 4 pour-cents d’alcoolisés dans les contrôles de routine, la Belgique signale environ 26,5 pour-cents d’alcoolisés et 26,5 pour-cents de drogués (médicaments, etc) lors des périodes ‘chaudes’, comme le samedi soir. Les USA ont des chiffres similaires, 53 pour-cents pour ces périodes. Le plus intéressant serait, au vu de ces deux courbes compensatoires, de ‘qualifier’ les alcoolisés. Classe sociale, mode de vie et de consommation (réguliers – occasionnels) afin de mieux comprendre le phénomène. Il y a donc un immense champ de recherche scientifique, mais ces études étant, à ce jour, décidées par les politiques et réalisées  par le biais de statistiques policières, il faudra attendre une approche plus savante, moins répressive, de la circulation sur la voie publique.

Retenons que le problème des conséquences mortelles des accidents nocturnes tient donc à la fatigue, à la lisibilité de la route et au temps d’intervention: il y a peu de passage et donc il faut plus longtemps pour découvrir la victime et pour intervenir.

Voici un graphique encore plus édifiant: si on sépare purement et simplement les sobres (alcool = 0) des autres, et bien, l’évolution nous montre que, bientôt, ce sera un crime de conduire a jeun! En effet, en analysant le graphique, toute montée des sobres se trahit par une plus valu des morts, semble-t-il… Voici ce graphe, identique au précédent, mais limite a trois données essentielles: total des morts, des alcoolisés et des autres. En haut, le total des morts 1982 a 2000, soit 18 années de répression alcool, et en bas, la ligne rouge: les SOBRES, la ligne bleue, les ‘Alcolos’.. Cela se passe de commentaire, non seulement la compensation est automatique, mais,on voit, depuis 1993 environ, la remontée due aux… sobres!

P.S. Un petit commentaire 2004. Nous ne disposent d’aucuns chiffres crédibles pour la Belgique ou, pire, la France (2). Donc, nous devons, a civilisation identique, nous fonder sur ceux-ci qui, appuyés sur une base de 50 état-pays, sont très fiables.sur http://www-nrd.nhtsa.dot.gov/pdf/nrd-30/ncsa/tsf2000/2000alcfacts.pdf Ou l’on lit le commentaire suivant (traduction)

“Les accidents mortels relies a l’alcool ont diminues de 4 pour-cents de 1999 a 2000. les 16.653 accidents ainsi relevés en 2000 représentent une réduction de 25% par rapport aux 22.084 rapportes en 1990 (50 pour-cents du total) et, juste après: le NHTSA estime a 40% des cas l’implication de l’alcool en 2000 (dans les accidents graves) et 8 pour-cents pour tous les accidents.
Chiffres a comparer avec les chiffres globaux, incomplets sur le document, mais le lecteur pourra encore se procurer les chiffres 88/89. Voici les derniers chiffres ( non consolides et non complets):”

Les morts s’élèvent a :
41821 en 2000 contre 44599 (année record) en 1990. Le nombre de morts sous alcool passe, dans le même temps, mais il existe de forte variation pour 1990, de 22084 (1990) a 16633 (2000). Dans ce cas défavorable, nous obtenons un ratio de – 25% (2,02 contre 2,514) pour les alcoolisées avec une diminution de la mortalité de (44599 a 41821) de 6 pour-cents.
On le voit, hélas, même avec ces derniers chiffres 2000, le NHTSA ne présentant pas, dans son dernier rapport, les chiffres année par année, mais ils restent disponibles, notre graphique est et reste exact.

Alcool: les pourcentages et la vérité

Enfin, puisqu’il n’y a que les USA qui nous permettent d’avoir des informations vérifiables, notons que la FRANCE parle de 4 pour-cents d’alcoolises dans les contrôles de routine, ce qui fait e ce pays un des plus sobre du monde. Les USA, même civilisation, nous disent des chiffres plus précis: 30% en semaine et 53% le week-end pour les accidents graves (nuit), ce qui rejoint l’IBSR (Belgique) qui parle de 27 a 54% de gens sous influence dans un rapport inter-européen (non publiable). Ils font aussi remarquer (USA) que ces accidents graves, mais globaux (de jour?) passent d’un taux d’implication de l’alcool de 6% la semaine a 14% le week-end, soit un peu plus du double et, finalement, vu la circulation de nuit les week-ends, des chiffres très comparables avec les 30 a 53% semaine/week-end. Pour être complet, le NHTSA extrapole des vies sauvées (?) par cette diminution de l’alcool au volant et signale le danger de l’association alcool+vitesse; mais, pour ce dernier point, ne modéré pas (même si ce danger doit être reel) ses chiffres d’une évidence: puisque la conduite alcoolisée se passe la nuit et les week-end, il est normal que la vitesse soit plus élevée: essayez de dépasser les limites un lundi a 8H30 du matin (bouchons) ou de rouler a 70 km/h reglo a trois heures du matin sur une nationale tri-bande déserte!
Bref, du travail approximatif, des fréquences non corrigées. Essayons de les corriger! (Nous simplifions le calcul ici).

Tentative de correction rapide des chiffres

Le taux d’alcoolémie lie a la vitesse dans le cas des accidents graves s’accroît source:  http://www-nrd.nhtsa.dot.gov/pdf/nrd-30/ncsa/tsf2000/2000ovrfacts.pdf

(Page 7/13), de facon non-exponentielle avec le degré d’alcoolémie. Nous obtenons, en ordonnant ces degrés, une courbe qui va de 10 à 30, 40%. Or, nous savons, d’après les % semaine-Week-end et nuit que la variation va de 1 a 3 (personnes sous emprise) environ et, en plus qu’il y a un rapport de 6 a 30 jour/nuit en semaine et de 14 a 57 (idem) les week-end. Ces rapports varient de 1 a 5 et de 1 a 3,2; soit 1 a 4 en moyenne. C’est ce que nous dit la courbe qui comptabilise les dégrées et qui ne reflète, en fait, que la dispersion hebdomadaire et jour/Nuit – peu de pères de famille sobres à 2 heures du matin un jour férié.

Il n’y a donc pas grand chose a tirer des statistiques brutes proposées par la sécurité routière, elle ne reflètent qu’une réalité avec une variation statistiquement non significative: A revoir donc: ce rapide calcul nous indique que l’alcool est un faux-témoin, il faut corriger les chiffres des fréquences réelles prévisibles..

La France et l’alccol
Causes réelles pour les Jeunes