Les campagnes de Sécurité ?

Les campagnes actuelles négligent la réalité sur le terrain et la loi de la VMC (vitesse moyenne de circulation). Elles restent liées à des décrets datant des années 1970, supprimés aux USA à la fin du siècle dernier et sont axées sur la vitesse, des moyens considérables en hommes, matériel et donc argent y sont investis. mais, le raisonnement des autorités se fait dans un cadre virtuel, décalé avec la réalité du terrain..

Ces campagnes partent du raisonnement suivant, encore avancé récemment par le Président Jacques Chirac: les accidents seraient le fait « de quelques chauffards », sous entendu « qui roulent trop vite ». Mais, les relevés indiquent que c’est celui qui roule à 65 km/h sur un axe routier à trafic soutenu qui va obliger les autres conducteurs à freiner, à le dépasser, à l’éviter, et provoquera l’accident; l’expérience montre qu’un conducteur roule à sa main et les chiffres relatifs aux types de voiture et à la vitesse, ainsi qu’à la vitesse moyenne indiquent bien peu de chauffards qui provoquerait un accident par une vitesse absurdement excessive. Selon les experts – rapport en anglais – les usagers roulent en fait à des vitesses qu’ils jugent raisonnables, compte-tenu de leur expérience, de leur véhicule, du profil routier. Contrairement donc au message – médiatique – habituel, rien n’indique que les usagers cherchent, avec une sorte de folie morbide, de tuer et de se tuer dès qu’ils prennent le volant (voir autre page à ce sujet)..

Pire. Ces campagnes et les dispositions légales poussent certains à rouler trop lentement. Une mère qui fait jurer à son fils qu’il ne dépassera pas les 60 Km/h, même si les autres roulent à 100 Km/h, risque de le perdre. Il va rouler à VMC-40 et prend un risque gigantesque: sa durée de vie se chiffre en secondes. En effet, si le lecteur se reporte à la courbe, . il pourra mesurer le risque associé. Si le premier conducteur qui le suit parvient à la dépasser, le suivant, surpris par sa lenteur n’aura que deux réactions d’instinct: s’il en a encore la possibilité, il va le dépasser à l’aveuglette et c’est le choc frontal et fatal; sinon il le percutera. Plus l’individu sera lent et plus le choc sera violent.

Enfin, la criminalité liée aux limitations apparaît. Certains conducteurs font VOLONTAIREMENT des demi-tours ou autres manœuvres lorsqu’un usager rapide survient! En outre, même s’ils circulent à des vitesses normales, l’apposition par voie de panneaux d’une limitation trop basse transforme les usagers en contrevenants. Tous fautifs.
En outre, la répression accrue et les amendes de plus en plus lourdes font que ceux qui heurtent un piéton ou abordent un contrôle en ayant un taux d’alcoolémie prohibé prennent désormais la fuite (forte augmentation) – ou foncent sur les agents quand ils ne tirent pas (France, Mai 2001) – et les amendes sont de moins en moins payées.

Last but not least, plus on retire des permis, plus on saisit les véhicules, plus les individus roulent sans permis, dans des voitures non assurées, avec de fausses immatriculations, etc. La fourchette de manœuvre de l’Etat est limitée: trop de répression tue la répression et, passé un certain cap – environ 10 pour-cents – de contrevenants hors-la-loi ou d’amendes impayées ou contestées – qui bloquent la justice – le pouvoir doit passer l’éponge pour tenter de reprendre la main.

La France et l’alccol
Accidents de camions et poids lourds en France entre 1995 et 2000