Les panneaux

Le rapport « Synthesis of safety research »signale qu’il y a trop de panneaux et, malgré l’industrie économique liée à la signalisation et a la répression, indique qu’ils doivent être supprimés.

On ne devrait garder, avec des mentions réalistes, que ceux des endroits vraiment dangereux. Les panneaux ne sont jamais respectés car ils ne sont pas vus du fait de leur nombre et que leurs indications (50 km/h sur une route à 4 bandes) est perçue comme fantaisiste.

Enfin, Le principe de l’information ciblée s’applique. Si, sur une route donnée, le panneau correspond à la vitesse réelle d’un usager, il frémit et sa vitesse varie de 1,5 km/h vers le haut ou le bas suivant la position du pied sur l’accélérateur.

Selon Yannick Bourdoiseau, d’Auto-Moto, la multiplication de la signalisation la rend moins visible et noie les messages importants dans ceux qui ne le sont pas. Mais une signalisation absurde est encore plus inefficace : le feu qui protège entrée et sortie d’école et qui fonctionne la nuit ou le stop qui peut se ‘griller’ sans aucun danger créent de mortelles habitudes.

Notons que, suite à l’imposition d’un 50 km/h – en zone administrativement répertoriée comme urbaine et non réellement urbanisée – le phénomène s’est aggravé. Afficher à 50 km/h des boulevards sans trottoir ou des autoroutes de pénétration urbaine, les reconfigurer en y apposant des feux pour passages piétons fictifs conduit évidemment à un irrespect accru. A ce propos, il n’existe pas de statistique fiable. On parle d’une augmentation de l’irrespect – feux brûlés ou ligne blanche franchie – mais la sécurité routière ne corrige pas ces chiffres en fonction du pourcentage de l’augmentation de ces feux et de ces lignes blanches, de plus en plus nombreuses en lieu et place des lignes discontinues.

La France et l’alccol
Accidents de camions et poids lourds en France entre 1995 et 2000